CHERUB tome 4 : Chute libre

Suite de ma lecture de la série CHERUB dont mes précédents compte-rendus sont classés ici. CHERUB est une série jeune public s'adressant, à mon sens, à des lecteurs âgés d'au moins une bonne dizaine d'années.

Résumé :
Cette fois-ci, James Adams est allé trop loin. De toute évidence, une blessure ramenée lors d'une mission de routine, la fatigue d'un exercice pénible et s'être fait larger par sa copine Kerry ne sont pas des excuses suffisantes pour cogner un gosse de onze ans qui a surpris l'altercation. Surveillé de près par l'administration, mis en quarantaine par ses amis, James est prêt à n'importe quoi pour sortir un peu du campus de CHERUB. C'est pourquoi il accepte sans broncher une mission sans panache pour laquelle une ancienne membre de CHERUB, devenue policière, demande l'assistance de son ancienne organisation. L'occasion pour James de coopérer à nouveau avec Dave, le tombeur du campus, lui aussi puni, afin d'enquêter sur les activités d'un truand minable qui parvient cependant à toujours éviter l'action policière... Tout compte fait, ce truand serait-il si minable que ça ? Quel lien existe entre la mission de James et la mort semble-t-il accidentelle d'un jeune marginal, tombé un an plus tôt du toit de son immeuble ?

Toujours autant de tonus dans la série. James apparaît ici plus colérique, plus fragile, et vite dépassé par les événements. Il prend conscience du fait qu'il a besoin d'une présence humaine amicale... voire plus. La rupture avec Kerry constitue donc la véritable épine dorsale de l'intrigue, malgré la présence d'une histoire de flics corrompus très bien menée.

Comme toujours, Robert Muchamore prend soin de ne jamais faire dans le manichéisme. James et les autres agents de CHERUB peuvent paraître sympathiques, mais ils ont leurs mauvais moments ; leurs chefs prétendent qu'ils sont au service du "bien", mais ils servent avant tout la raison d'Etat et quelque part leur propre perpétuation. Dans le même temps, leurs adversaires en face sont des truands mais ils ne sont pas dépourvus de sentiments très humains. La nuance de gris est donc très nette dans la série et ça, c'est intéressant. Le personnage de James, véritable anti-héros, gamin mal élevé, capable de se montrer assez benêt parfois, un peu cradingue sur les bords, est à ce titre assez novateur. Il m'apparaît de plus en plus comme étant le ressort principal du succès de la série, en l'absence d'un "grand schéma" (pour le moment) qui unifierait l'ensemble des épisodes...

Lecture à suivre !
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Commentaires

AVilgicquel a dit…
Merci pour cette analyse que ma comme même bien aider même si j'aurais bien aimé une analyse sur tout le roman !
Anudar a dit…
Bienvenue ici pour commencer !

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