Thune, épisode 4 : Les Pires contre-attaquent

J'ai déjà parlé ici des pré- puis sé-quelles à Dune écrites par Brian Herbert (le fils de Frank, créateur du Cycle de Dune) assisté (au mieux) par Kevin J. Anderson, auteur prolixe de novélisations des X-Files et de quelques romans trop peu inoubliables de l'univers étendu de Star Wars. Que l'on aime ou que l'on n'aime pas les produits des deux acolytes, force est de reconnaître qu'ils sont initiateurs de la majeure partie de l'actualité dunienne contemporaine. Ou du moins, de l'actualité "officielle", car Dune est une marque déposée, qui est détenue par les héritiers de Frank Herbert, ce qui donne (pour simplifier) les pleins pouvoirs à Brian Herbert pour faire ce qu'il veut de l'oeuvre de son père. Oui, les pleins pouvoirs légaux : fin du ban.

Le lecteur de Dune, dès lors qu'il est fan, peut l'être pour un nombre incalculable de raisons : un élève de Troisième comme un professeur d'Université peuvent l'être même s'il est probable que ce soit pour des raisons bien différentes. Quant aux conséquences de leur attachement à Dune, elles peuvent être considérables. Certains passeront par exemple un temps extensif à entretenir une connaissance encyclopédique du Cycle. D'autres pourront se livrer sur lui à un véritable travail de dissection littéraire. Dans tous les cas, il s'agit d'une oeuvre pouvant se révéler, assez vite, gourmande en temps intellectuel. Régal de lecteur. Mais terreur d'écrivain, les fans pouvant se révéler assez vite plus royalistes que le roi et donc, a fortiori, plus royalistes que la régence. Dans cette entreprise qui dépasse leur talent, les deux acolytes ont invoqué l'existence de "notes perdues" laissées par Frank Herbert. Si nul ne met en doute le fait que Frank Herbert a dû remplir des pages et des pages de notes concernant ses oeuvres, et même laisser une quantité importante de matériel rédigé mais non publié (après tout, et en parlant de livres-univers, Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien lui-même n'est, somme toute, qu'une aventure presque secondaire dans un cadre historique immense dont un aperçu de la complexité peut être obtenu en lisant le Silmarillion posthume édité par le fils de Tolkien), en revanche, pas mal de détails posent problème dans les produits des deux acolytes, contradictoires de près ou de loin avec d'autres détails provenant de l'oeuvre originale. Vilaines impressions qui, associées à la crispation sur les "notes perdues" (qui ne seront pas publiées car il s'agirait, si j'ai bien compris, de "reliques à caractère privé"), font considérer d'un oeil tout différent la belle histoire des disquettes cinq pouces un quart retrouvées dans un coffre-fort dix ans après le décès du Maître et contenant le synopsis de Dune 7. Y compris ceux de Paul of Dune et Winds of Dune ? Mais... Paul of Dune et Winds of Dune, c'est quoi donc, demandera le lecteur peu au fait de l'actualité dunienne.

Ah.

Voyez-vous, Frank Herbert était un génie. Cet homme-là ne s'est pas contenté d'écrire Dune, il a aussi créé beaucoup de choses qui tournent autour. Le genre de choses qui, prises ensemble, forment ce que l'on appelle un contexte en langage savant. Ce qui donne de la profondeur à un univers. Ce qui permet d'animer un univers où une trame historique se déroule sur des durées considérables, et de l'unifier. Le Cycle de Frank Herbert comptait six romans dont les unités narratives étaient séparées parfois de milliers d'années. Pendant lesquelles il devait bien se passer des choses, dont certaines se trouvaient ensuite évoquées dans les romans postérieurs. Contexte. Là où cela touche au génie, c'est que Frank Herbert a bien compris que certains événements, étalés sur un temps fictionnel trop long, risquaient de perdre tout intérêt. De la même façon que si Tolkien avait écrit une série de bouquins racontant toutes les péripéties du Second Âge et du Troisième Âge de la Terre du Milieu, il aurait noyé toutes les données nécessaires à la compréhension du Seigneur des Anneaux parmi d'autres événements très anecdotiques. Au lieu de cela, il a choisi de livrer au lecteur une chronologie où chaque événement est en rapport avec son "grand schéma". Contexte. Et peu importe le nom de l'épée du dernier roi du Gondor puisque cela n'apporte rien au "grand schéma".

Mais pour les deux acolytes, même s'ils disposent en effet de "notes perdues" contenant, par exemple, une chronologie du Jihad Fremen (et donc, des douze années qui séparent la fin de Dune du début du Messie de Dune), cet intervalle représente un "creux fictionnel". Quelque chose qui doit être comblé. Parce qu'ils ignorent ce que c'est que le contexte. Parce qu'ils estiment qu'à partir d'un synopsis on peut boucher les trous en inventant n'importe quoi, en pompant les bonnes idées qui sont sorties dans la SF depuis cinquante ans, en proposant quelques cadavres innocents (jeunes de préférence, ça fait frissonner dans les chaumières) et en saupoudrant le tout de quelques traits d'humour lourdingue (je n'ai jamais ri en lisant Dune. Je n'ai jamais ri non plus en lisant les produits des deux acolytes. Mais pas pour les mêmes raisons). Et donc, après avoir tenté d'expliquer le contexte de Dune en produisant six préquelles fort moyennes (en moyenne) voire même médiocres (selon la médiane) puis deux séquelles bien somnitives (le fameux roman Dune 7, celui du synopsis sur disquette), voilà que les deux acolytes ont choisi de remplir le silence fictionnel qui sépare les romans du Cycle. En produisant pour commencer un roman inlisible titré Paul of Dune (Paul le Prophète en version française).

Qu'il soit clair que lorsque je dis qu'un roman est inlisible c'est parce que j'en ai été mécontent. Voire même plus que mécontent. Vous tenez à ce que je sois plus spécifique ? Ce roman est un fatras d'inventions qui n'ont ni queue ni tête, où les auteurs se sont semble-t-il acharnés à empiler une quantité astronomique de détails sans intérêt concernant (à ce qu'ils racontent) le personnage de Paul Atréides. Je passerai sur les historiettes concernant la jeunesse de Paul hormis deux détails. Le premier sera sympa : les deux acolytes ont décidé que Paul, à douze ans, a bien mérité d'avoir un copain (j'aurais bien dit "petit copain" mais on ne plaisante pas avec ce genre de choses), en la personne de Bronso d'Ix, personnage dont le nom apparaît dans le Cycle sans qu'il y intervienne. Ce qui a le mérite de démontrer, au passage, que les deux acolytes se méprennent tout à fait sur la raison d'être d'un contexte puisque pour eux, tout contexte doit être expliqué. Mais aussi d'être contradictoire avec le Cycle puisque, d'après Frank Herbert, Paul Atréides n'a jamais eu de compagnons de jeu de son âge. Le deuxième détail est moins sympa : en parlant de contradiction, les deux acolytes ont proposé une réponse plutôt inattendue aux critiques des fans éclairés, qui avaient relevé l'incohérence à faire naître Paul sur Kaitain alors que d'après le Maître Paul n'avait jamais mis le pied hors de Caladan avant le début de l'histoire. Il n'y a en effet pas d'incohérence : grosso modo, leur réponse est que Frank Herbert a raconté n'importe quoi, que c'est la Princesse Irulan qui a écrit Dune et qu'elle a enjolivé l'histoire et papa Frank a juste oublié de nous le dire, à moins qu'il ne l'ait fait exprès pour mieux se foutre de nous.

En dehors des péripéties qui envoient un Paul sans doute dépourvu du moindre poil pubien livrer bataille sur Grumman (son père le Duc n'avait alors et donc aucun scrupule à l'exposer à un champ de bataille, pourtant, dans Dune, on apprend que le brave homme était mort d'angoisse à l'idée que la sécurité de son fils avait été compromise... On dit bien que seuls les imbéciles ne changent jamais d'avis...), on retrouve avec bonheur le même, plus vieux d'une petite dizaine d'années, devenu prophète et messie des Fremen, Empereur de l'Univers Connu et tout le tintouin, à la tête d'un véritable bateau ivre. Les Fremen sont des fanatiques (ça on le savait) qui se rendent coupables de crimes abominables (on savait aussi qu'ils allaient le faire). Par exemple ils massacrent un pauvre type qui s'était rendu, malgré les ordres qu'ils avaient reçu de ne pas le faire. Oh que c'est pas bien. Comme s'il était nécessaire qu'un soudard soit fanatique pour se livrer à des exactions, pardon, à des bavures. Et puis le Fremen est têtu et peu ouvert au monde qui l'entoure, aux autres cultures et à leur gastronomie. Oh que c'est vilain. Ah, oui, et les Fremen apprennent à nager. Gaspillage d'eau.

Mais s'il n'y avait que les Fremen, ça serait presque un moindre mal. Parce qu'entre la bande de bras cassés autour de Paul et ses ennemis, on en vient à se demander qui au juste doit le plus lui pourrir la vie. Le Comte Fenring et Margot, sa femme, se retrouvent à élever la fille de Feyd-Rautha. Et pour être pépères, ils n'ont rien trouvé de mieux que de s'installer sur la planète des Tleilaxu. Alors que les deux acolytes nous avaient répété à l'envi depuis six pré-/sé-quelles que les Tleilaxu ne supportaient pas les femmes et qu'ils avaient fermé leur planète aux étrangers. Parce que les Tleilaxu aussi, ce sont des vilains pas gentils. Mais rien n'est, pardon, ne doit apparaître trop simple aux yeux du lecteur. Et puis la fille de Feyd-Rautha, que les auteurs ont appelée Marie, est une gentille petite, éveillée, joueuse... Et ça sera une copine pour Alia. Bon, j'exagère un peu. Cette petite apparaîtra un peu évaporée sur la fin. La sienne, de fin. Je ne vous en dis pas plus, si vous parvenez encore à être curieux, après avoir lu ces quelques lignes, de connaître le sort de ce personnage inutile, qui n'apporte rien au Cycle ni même au seul roman où elle apparaisse en personne et en nom, eh bien, vous méritez d'avoir à vous appuyer les pages de cet ennuyeux bouquin

Depuis quelques temps la logique semble un peu moins huilée que ce que c'était au début. Je crois bien me souvenir d'une valse-hésitation concernant la couverture américaine du dernier opus en date, Winds of Dune, dont l'artwork, au demeurant fort beau, a été remplacé un peu à la dernière minute par celui de l'édition anglaise, plus "sexe" (plus vendeur ?). Ajoutez à présent la dernière "bombe" en date : les deux acolytes avaient annoncé que la série amorcée par Paul of Dune et Winds of Dune se poursuivrait avec d'autres publications, mais depuis peu, on sait que la série ne va pas se continuer tout de suite et qu'à la place vont être publiés d'autres romans se déroulant juste après la Trilogie du Jihad Butlérien, au sujet de la fondation des grandes écoles présentes dans le Cycle. Contexte, contexte...

Même si ces parutions étaient envisagées depuis avant la publication de Dune 7, il n'empêche que le procédé fait tache et interroge. Où se trouve le respect du lecteur, lorsqu'on le branche d'abord sur une première série, puis qu'on l'informe que la série ne sera pas continuée dans l'immédiat (annonce comprise par le fan lambda : le prochain tome est repoussé aux calendes grecques et va te faire voir), mais qu'on l'invite à se lancer dans la prochaine série annoncée... Ah oui, et autre chose : le "hardcover" (édition reliée) de Winds of Dune est disponible depuis pas loin d'un an. Lecteur collectionneur, je possède les autres tomes des pré-/sé-quelles dans une édition "paperback" (édition de poche). Je rechigne à me lancer dans les achats de hardcover (ça prend trop de place dans une étagère déjà bien pleine et ça coûte trop cher, surtout pour ce que c'est). Donc depuis des années j'attendais la parution du paperback pour investir dans le dernier produit dunien. Laquelle parution avait lieu, en général, au Printemps qui suivait l'Eté de la parution du Hardcover. Sauf pour Winds of Dune où la parution du paperback a été retardée au Printemps pour l'Eté.

A croire que l'on chercherait à nous inciter à nous orienter plutôt sur le hardcover. Est-ce à dire que les stocks ne s'écoulent pas ? Ou que les maisons d'édition ne sont pas optimistes quant au rapport bénéfices/coûts de l'impression du paperback ? Je n'en sais rien. Je cherchais en tout cas un prétexte pour ne plus lire de produits duniens : je l'ai trouvé. Je ne lirai pas Winds of Dune. Et je ne pense pas lire non plus les suivants (sauf si, bien entendu, j'en lisais des critiques émerveillées : tant qu'à faire, autant ne pas me comporter comme un imbécile). Et puis quoi ?

On ne peut pas cautionner pour l'éternité un mauvais travail, initié pour de mauvaises raisons.

P.S. : à l'attention de Lhisbei si elle passe ici, ce billet peut-il entrer dans le cadre du Summer Star Wars ?
P.P.S : merci Lhisbei, ajout du TAG et de l'image :) !








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Commentaires

Gromovar a dit…
Eh bé. Quand tu te laches, tu te laches.
Efelle a dit…
Hi hi hi, cela dit les Andersonneries ça use.
Au plaisir de te lire sur quelque chose de plus sympathique et enthousiasmant.
Lampadas_Library a dit…
Excellente verve polémiste qui n'empêche pas de réfléchir sur ce qui différencie un auteur d'un tacheron : le contexte.
Herbert peignait ses romans, par touches allusives, par petits détails insignifiants qui prenaient soudain une importance démesurée au cours de l'intrigue. Comme la vie d'ailleurs, elle qui n'est faite que d'accidents et d'étranges hasards.
Le tacheron lui, pense tout savoir. Il ne crée pas un univers : il le ferme. C'est un FAN au mauvais sens du terme : il veut explorer les arrières-mondes, les ethnographier, mettre de jolies bornes et recenser tout le monde. C'est le détail pour le détail. Il n'y cherche même pas de la symbolique (le micro empreinte du macro). Non, il veut juste en faire l'inventaire comme un huissier. Mais, à la vérité, il n'y comprend rien. Il est comme le missionnaire qui va "sauver les sauvages de la damnation". C'est le colonisateur qui va civiliser le barbare, l'ethnologue qui va étudier l'arriéré et mesurer la circonférence de sa boîte cranienne. Il ne cherche pas à comprendre cet univers. Il ne se laisse pas envahir par sa poésie. Il ne se trouble pas devant les vertiges de ses aphorismes. Il ne s'émeut pas de la tragédie qui frappe ses personnages. Non, il se contente de poser son fil à plomb et de tracer des lignes. Ses lignes. Ses lignes de fuite. Un peu comme une araignée goulue, il laisse encore le cadavre en apparence intact, mais à l'intérieur il a déjà déposé ses sucs, il ne lui reste plus qu'à vampiriser ce cadavre froid de la littérature. Le contexte ... (oh! tu adorerais lire la critique de Jacques Goimard sur la première scène de Dune, c'est édifiant !)
Lhisbei a dit…
tu ne mâches pas tes mots :)

oui il peut compter pour le Summer Star Wars
Anudar a dit…
@Gromovar : j'y ai pensé hier et je m'y suis attablé cet après-midi. C'est fou ce que je me suis amusé, même si au départ je n'aurais pas pensé pondre tout ça...

@Efelle : oui, demain je pense publier autre chose, mais ça ne sera pas au sujet d'un livre de SF. A nouveau du "jeune public". Qu'est-ce que j'en bouffe en ce moment...

@Lampadas_Library : va falloir que je présente ton projet, un jour. Tu vas être saisi de l'envie de m'arracher les yeux, mais il va falloir que l'on en discute parce que je n'ai pas envie de dire n'importe quoi...

@Lhisbei : j'ai dit les choses telles que je les pensais, en tâchant de rester dans les limites acceptables de la bienséance. J'ai ajouté le TAG et l'image du Summer Star Wars !

@tous : merci de vos réactions. J'espère qu'elles signifient que mon article vous a plu :) !
Leto a dit…
"The sound of silence" : une qualité que Frank possédait mais qui, manifestement, n'est pas héréditaire... tout comme le talent littéraire d'ailleurs!
Anudar a dit…
Tiens, bienvenue ici Leto !

Ce genre de phénomène (pas ta venue, hein...) prouve en effet que tout n'est pas génétique...
filo a dit…
Cet article me plaît, déjà parce que nous partageons la même défiance talifane, circonspecte et effarée vis à vis des deux acolytes, mais aussi par le ton et l'humour.
Bien vu le contexte, comme pierre d'achoppement de ta critique, ainsi que le fait d'opposer la poésie aux manies de petits a) et b).
J'ai dû lire en tout moins d'une moitié d'ouvrage de BH & KJA, et chaque nouveau volume, c'est à dire chaque année, je suis conforté dans ce boycott en lisant ici et là ce qu'il s'en dit par les vrais fans.
Force est de constater que ce sont tes analyses les plus délectables en l'occurrence.
KJA (et l'autre, là) est à FH ce que J-M Jarre est à Bach.
Anudar a dit…
Bienvenue ici, Filo !

Je n'apprécie guère la comparaison finale : cela n'a pas de sens de comparer deux musiciens séparés de quatre siècles. Pas plus que l'on ne peut comparer Vélasquez avec le peintre de la panthère de la grotte Chauvet. Et puis, j'aime bien la musique de Jean-Michel Jarre... Comme celle de Bach (Jean-Sébastien bien sûr).
Lampadas_Library a dit…
...disons alors que KJA est à FH ce que Salieri est à Mozart ;-)
Guillaume44 a dit…
Lire Anderson est une douleur que je ne souhaite à personne.
Anudar a dit…
Pas même à ton pire ennemi ?
Endea a dit…
Je suis tombée, comme beaucoup , dans le piège de lire quelques livres de Brian Herbert et son acolyte (qui devrait se contenter des novélisations cela lui va bien mieux)en espérant retrouver l'univers fabuleux de Dune ...
J'ai déjà été relativement déçue par "Les chasseurs de Dune" et "Le triomphe de Dune" ... certes probablement pleins de bonnes intentions mais à 1 000 lieux de la qualité du Monsieur Herbert et surtout bien trop simpliste dans la façon de rédiger.
J'ai tenté malgré tout Paul le Prophète tout à mon envie de découvrir des moments de vie de ce personnage ... mais là cruelle déception .. le Paul relativement mou de ce "Paul le prophète" n'est pas Paul .. c'est un inconnu auquel on ne s'attache guère ... et qui se laisse porter par son destin sans réagir, ce qui est insupportable !
Sans compter que je me suis demandée à plusieurs reprises si les deux auteurs ne prenaient pas les lecteurs pour des crétins finis qui ne savent pas lire implicitement.
Enfin bref je ne peux qu'approuver ta critique et je m'en tiendrai là pour les "ouvrages" post Frank Herbert, mieux vaut relire SON oeuvre !
Anudar a dit…
Paul dans "Paul le Prophète" n'est pas Paul Atréides. Tout est dit !
Muad Dib a dit…
Super article; avec lequel les fans de Herbert père ne peuvent que s'accorder. J'ai moi-même lu les pré quelles (le fan est faible) en sachant par avance que je serais déçu (le fan est con). Ce que je regrette le plus, outre la perte de temps que représente la lecture de pavés par très intéressant, c'est que cela a "pollué" mon imaginaire. Je n'imaginais pas du tout le Jihad Butlerien tel qu'ils le décrivent et malheureusement aujourd'hui, je ne peux pas oublier ce que j'ai lu.
L'enjeu financier est je suppose énorme mais il faut avoir une énorme confiance en soi pour croire que l'on peut égaler un génie. Ou alors ils savaient dès le départ que leur travail serait loin de tenir la comparaison avec celui du Grand Frank...et là c'est encore plus grave.
Anudar a dit…
Certains fans "orthodoxes" pensent que Brian Herbert "tue le père" en poursuivant ainsi son travail. Je ne suis pas du genre à psychanalyser les gens, mais je pense que sa relation ambivalente à son père est sans doute à questionner pour expliquer le pourquoi de cette entreprise...