La Zone tome 1 : Sentinelles

Deuxième participation au challenge Fins du Monde de Tigger Lilly, avec cette BD d'Eric Stalner récoltée (comme le premier tome de la série H.O.P.E.) au Salon du Livre de Paris édition 2011.

Résumé :
Grande-Bretagne, le futur. Lawrence est un lettré. Il vit à la marge de la communauté d'Applecross, construite sur les ruines d'un ancien village côtier. Le Maire et le Révérend se méfient de lui et de son savoir, qu'ils tiennent pour responsable de l'effrondrement de l'ancien monde. Malgré tout, Lawrence essaie d'enseigner la lecture aux jeunes du village... Il détient aussi un trésor précieux, sous la forme d'une carte permettant de rejoindre l'ancienne ville de Londres, dont il a déjà exploré les ruines : un voyage dangereux car il faut éviter les zones contaminées où rôdent des tribus de mutants hostiles. Keira, une jeune fille, lui vole sa carte et Lawrence doit s'enfuir pour partir à sa recherche et peut-être la sauver... Les croyances obscurantistes des dirigeants d'Applecross et les enfants sauvages des zones contaminées sont-ils les seuls menaces qui pèsent sur Lawrence et Keira ?
Le dessin adopte un trait fort bucolique et le lecteur non averti au préalable (et surtout non attentif) pourrait croire, dans un premier temps, qu'il se trouve au XIXème siècle. Dans le paysage, pourtant, les ruines d'une civilisation avancée mais pourtant effondrée viennent démentir cette impression très fugitive. Plus effrayante est la division sous forme de clans de ce qu'il reste d'habitants, et les moins inquiétants ne sont pas les fanatiques religieux d'Applecross même si leur village semble être épargné par la mystérieuse contamination.

C'est là que l'on touche à la question centrale de tout récit post-apocalyptique. Au fond, que s'est-il passé pour que la Grande Bretagne et (on s'en doute) le reste du monde se soient ainsi retrouvés catapultés dans un véritable second Moyen-Âge ? Quelques indices orientent un peu l'imagination du lecteur même si rien n'est certain, hormis une chose : quelque part, sur le continent, un noyau de civilisation technologique a survécu, et ses affidés veulent se servir de la Grande Bretagne comme d'un champ d'expériences. Car malgré les désastres du passé, il semblerait que le pire soit encore à venir.

Voilà une BD qui, à la comparaison, l'emporte à mon avis sur le premier tome de la série H.O.P.E. chroniqué hier. Le propos en est plus grave, plus réaliste et aussi plus documenté : une série qui s'annonce très prometteuse, et que je recommande aux amateurs du genre.
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Commentaires

Gromovar a dit…
Je suis d'accord, c'est bien mieux.
Anudar a dit…
Tu connais les deux ?
Tigger Lilly a dit…
Et encore une couverture comme j'aime :p