Kookaburra tome 5

Suite de la série de BD space-opera Kookaburra. Ce cinquième tome marque une claire fin de cycle ainsi que ma chronique va l'expliciter.
Résumé :
Dans le système Ragnarok, les flottes de l'Alliance terrienne et celles des Amazones ont assisté au déferlement du pouvoir des enfants-dieux. Hélas, l'un d'entre eux, Kaïno Ladd, a trouvé la mort devant la boule noire géante que les Amazones lui ont présentée. Ils étaient cinq, il n'y en a plus que quatre... à moins qu'il ne s'agisse d'une piège du destin ? Pour Dragan Preko, qui, assisté par d'improbables alliés, a pu faire s'échapper trois enfants-dieux de la cathédrale de verre des sorcières Wombats, l'heure est venue de comprendre... et de se souvenir. Alors que les Amazones, les Dakoïds et les Terriens convergent tous vers une planète située hors des frontières de l'univers connu, pressentant que les événements annoncés par "l'appel des étoiles" se précipitent, l'impératrice de Callystès a-t-elle encore la maîtrise des événements ?
Je dois dire que cet épisode a représenté pour moi une véritable série de surprises, et pas très agréables comme surprises. Pas de problème quant à ce qui concerne le dessin. Même s'il a mûri depuis le début de la série, les personnages restent bien reconnaissables et gagnent même en caractère.

Le noeud du problème, et source de toutes les surprises désagréables, c'est encore les concepts de la série. Ce qui faisait toute sa force dans les épisodes précédents devient ici une faiblesse. Le scénario promène nos personnages dans des endroits qu'ils n'ont (à notre connaissance) jamais visité... Sauf que l'on apprend, au détour de plusieurs notes de bas de page, qu'il y a une histoire avant l'histoire. Chose dont on se serait douté (contexte, contexte...) mais que l'on aurait bien aimé voir introduite d'une autre façon que par des "Voir Kookaburra Universe tome x", façon habile ainsi qu'inélégante d'orienter le lecteur vers une série annexe afin de faciliter sa compréhension. Je ne marche pas dans la combine.

Les concepts, parlons-en. A la fin, l'histoire tourne à un mysticisme très Jodo dans sa période incalesque. En moins compréhensible, quand même. Episode embrouillé dans lequel Kubilaï Khaa, le dernier chevalier-sorcier, dont l'histoire personnelle est dévoilée au début de l'album, devient le fameux Kookaburra et réalise le lien avec la mythologie aborigène dont nous avons eu un aperçu au début du tome 4. L'album se conclut d'ailleurs par un retour à l'époque de l'envoi de "l'appel des étoiles". Mais quant à la conclusion de la série, je dois dire que l'on n'y comprend mie. Le chevalier-sorcier a-t-il détruit l'univers ? Dans quel but ? Pour le savoir, il est clair qu'il faudra se pencher sur les épisodes suivants. Mais je dois dire que je ne suis pas aussi emballé qu'au début.

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