Zombillénium tome 2

J'ai déjà eu l'occasion (et le plaisir) de parler ici de Zombillénium, la BD à forte concentration en humour noir d'Arthur de Pins. Celui-ci vient de nous livrer (après publication dans Spirou, il me semble) un deuxième épisode haut en couleurs malgré l'humour toujours aussi noir et décalé...
Résumé :
Aurélien, désormais un démon, est devenu la star du parc d'attraction Zombillénium. Grâce à lui, les affaires marchent un peu mieux. Hélas, les habitants de la région du Nord où le parc est construit sont persuadés que les monstres du parc sont de vrais monstres. C'est dans un climat lourd de superstitions et de haines que les parents de Tim, un adolescent de quatorze ans, l'emmènent faire un tour au parc. Au même moment, une bande de minables met au point un plan machiavélique pour s'introduire dans le parc. Alors que certains monstres sont piégés entre le contrat faustien qu'ils ont signé pour ne pas mourir et la haine qu'ils vouent aux mortels, les responsables du parc vont avoir beaucoup de peine à éviter une catastrophe...
Ce deuxième album est l'occasion de découvrir toute une galerie de monstres non morts tous plus surprenants, terrifiants et marrants les uns que les autres. Dans ce parc d'attractions à ambiance macabre, les membres du personnel, bien que monstrueux, ont tous une particularité qui les rend très humains. L'auteur, sans tomber dans le piège qui consisterait à ne faire de son album qu'une énumération sans fin de portraits de monstres, introduit quelques nouveaux personnages par rapport à la "famille" découverte dans le premier album. De nouveaux personnages grâce à qui, à nouveau, il est possible de se replonger dans l'ambiance de surprises et d'humour du premier album tout en progressant dans l'intrigue. Des "nouveaux", dont certains ne sont vus qu'une seule case et d'autres semblent être des personnages secondaires en puissance, vient même l'argument principal de l'album...

L'intrigue, bien que d'une logique imparable, m'apparaît toujours aussi déjantée. Voilà un cocktail que je trouve fascinant et très rafraîchissant. J'ai envie de dire qu'avec Zombillénium l'auteur ne se prend pas au sérieux et qu'il se fait plaisir tout en nous régalant. Le dessin est toujours aussi propre et net, et donc, d'une façon bizarre, très adapté à cette histoire pourtant à la limite, parfois, du gore. Bravo !
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