Le Juge Bao tome 6 : L'Impératrice oubliée

La série Juge Bao, que j'ai suivie depuis le début de ce blog, touche à sa fin avec ce sixième et dernier volet...
Résumé : 
Le Juge Bao est sur le point d'arriver à la capitale impériale quand il apprend que son fidèle Zhan Zhao est aux mains d'une troupe de bandits... et que ceux-ci exigent de le rencontrer. Pour le Juge, qui doit la vie à Zhan Zhao, c'est une question d'honneur. Arrivé au repaire des bandits, voilà qu'il découvre le stratagème : ceux-ci, ruinés par la coterie de nobles corrompus qui empoisonnent la cour de Kaifeng, ont décidé de soutenir sa croisade contre ces mêmes nobles qui le détestent. Pour le Juge, il ne saurait pourtant être question de se présenter à l'entrée de la capitale à la tête d'une troupe de bandits : cela signerait sa perte. Il va donc devoir jouer un jeu dangereux s'il veut parvenir à débarrasser l'Empereur des parasites qui cherchent à le contrôler, un jeu qui pourrait bien lui coûter sa faveur impériale et peut-être même la vie...
L'incorruptible magistrat impérial termine ici son voyage à travers une Chine souvent pauvre et dont la majeure partie des habitants n'attendent rien d'autre que la justice. Après plusieurs brillants volets de cette histoire, les attentes étaient grandes pour cet ultime enquête. Avec l'arrivée de plusieurs nouveaux protagonistes (et pas des moindres, entre l'Empereur et l'Impératrice douairière...), avec le retour (sans tambour ni trompettes) d'un des antagonistes précédents, les personnages secondaires habituels de cette aventure semblent presque en retrait de l'intrigue et, à tous points de vue, cela sent la fin.

Suivant un schéma utilisé plusieurs fois dans les aventures précédentes, ce sont deux mystères différents que le Juge va éclaircir, deux mystères qui n'en font en réalité qu'un seul. Comme souvent, le tréfonds de l'âme de ses antagonistes est bien noire : pas de commerce de chair humaine ici comme c'était le cas une fois précédente, mais les ennemis du Juge, une fois de plus, font preuve de leur manque de considération pour ceux que le hasard met en travers de leur route. Orgueil, ambition dévorante et cette idée selon laquelle leurs vies possèdent une valeur intrinsèque supérieure à celle des autres contribuent à en faire de véritables monstres, et si le Juge est capable de se montrer bien inquiétant, par moments, il apparaît somme toute bien plus sympathique et bien plus humain que les pourris contre lesquels il se bat.

On refermera ce dernier album avec un peu de nostalgie : le Juge Bao était sans nul doute un mec bien, pour inspirer une BD aussi intéressante, mais on est bien content de ne pas avoir eu à vivre à son époque. A moins que la nôtre ne soit pas meilleure ?

Commentaires

Gromovar a dit…
Je ne savais pas qu'il était sorti. Merci pour l'info.
Anudar Bruseis a dit…
Je ne le guettais même pas en particulier, je suis tombé dessus en regardant d'un oeil distrait le rayon mangas de mon libraire à BD préféré.