Centaurus tome 1 : Terre promise

Leo et Janjetov ne sont pas des inconnus sur ce blog. L'un comme l'autre ont déjà vu des oeuvres à eux chroniquées sur ce blog : Mondes d'Aldébaran pour l'un, Les Technopères pour l'autre. Alors, pouvais-je manquer de m'intéresser à une oeuvre commune, à laquelle participe Rodolphe qui mieux est ?
Résumé : 
La Terre n'est plus qu'un souvenir, abandonnée par les derniers survivants de l'espèce humaine. Pour le petit peuple, il n'existe pas d'autre univers que celui du vaisseau cylindrique dans lequel ils ont toujours vécu : seuls les personnes instruites savent qu'un monde normal est en forme de boule... et qu'au terme tout proche de leur voyage de quatre siècles, se trouve la planète Véra où ils espèrent que l'espèce humaine pourra trouver un nouveau foyer. June et Joy sont soeurs jumelles : l'une produit d'étranges dessins qui inquiètent le gouvernement du vaisseau. Car sur Véra, les télescopes montrent certaines structures inattendues, qui témoignent d'une activité intelligente - et que June a dessinées sans les avoir jamais vues. Est-ce bien la fin de la route pour l'espèce humaine ? L'endroit où les survivants espéraient pouvoir trouver un nouveau départ leur sera-t-il accueillant ?
L'image de couverture, tout juste magnifique, m'a captivé aussitôt cet album entrevu sur un rayon de librairie - alors même que je n'avais pas encore vu quels en étaient les auteurs. Sans dire que j'ai tout lu de Leo, je dois reconnaître que j'ai cherché à explorer la majeure partie de ses univers de SF même si je n'ai pas tout chroniqué de ces lectures sur mon blog, loin s'en faut... Sans dire non plus que je connais très bien l'oeuvre de Janjetov, je dois dire que son travail sur Les Technopères m'avait convaincu - le problème, pour moi, c'était la façon dont le scénariste avait conduit son histoire plutôt que le dessin. Ce premier tome d'une série (allez, parions : cela sera-t-il une... pentalogie ?) part donc avec d'excellentes recommandations.

Le trait de Janjetov a quelque peu changé, par rapport à l'époque des Technopères - à moins qu'il n'ait modifié sa technique. Aux images parfaites, qui semblaient presque sorties d'un ordinateur, se substitue un dessin plus rude, moins brillant, et donc plus chaleureux voire plus humain. On trouve bien ici la "patte" d'un Leo qui est connu pour marquer son oeuvre d'une aspiration humaniste. Le "nouveau" Janjetov me convainc aussi bien que "celui d'avant". Quand au scénario, puisqu'il s'agit d'un tome d'exposition, il en dévoile un peu plus qu'il n'en faut peut-être pour que l'on se sente dans un Leo bien caractérisé. Pas très inattendu, mais pas trop prise de tronche pour autant,  il ne laisse que peu de véritables zones d'ombre à explorer. A savoir si les prochains albums déborderont de dei ex machina... Ou alors, c'est que la série sera plus ramassée que Leo ne nous y a jusqu'à présent habitués !

Cela se laisse donc lire, et même au-delà : divertissant comme savait l'être la SF avant l'invasion des glauqueries contemporaines, cet album est une honnête ouverture de série. On patientera donc bien volontiers jusqu'à la prochaine livraison, histoire de voir ce que les compères font de leur nouvelle création.

Commentaires

Guillaume44 a dit…
En tout cas la couverture est magnifique !