Baymax tome 1

Je n'ai pas vu le dessin animé Les nouveaux Héros : même si j'ai beaucoup mis d'eau dans mon vin au sujet des dessins animés depuis une petite quinzaine d'années, je garde quelques réflexes négatifs (idiots sans doute) lorsqu'il s'agit d'un Disney. Quelle meilleure occasion, par conséquent, que ce manga pour découvrir l'univers des nouveaux Héros sans pour autant avoir à me risquer dans une salle obscure pour une séance peut-être pénible ?
Résumé : 
A San Fransokyo, l'université de robotique accueille un concours de premier ordre, auquel ne peuvent manquer de participer les frères Hamada. Hiro, le plus jeune, est un intrépide et turbulent petit génie qui s'attire le ressentiment des enseignants plus traditionalistes, qui tolèrent mal qu'un gamin de quatorze ans ait pu intégrer leur université. Tadashi, le plus âgé, se montre bien plus mûr et soucieux du bien-être des autres... quitte à le faire passer avant le sien propre. Si le concours est une victoire pour Hiro dont le robot micro-modulable soulève l'enthousiasme du mystérieux sponsor de l'université, l'assistant personnel de santé Baymax, création de Tadashi, s'attire les suffrages de leur groupe d'amis. Mais à la faveur d'un accident de laboratoire impliquant un homme masqué au cours duquel son frère est happé dans un étrange vortex, Hiro va découvrir que Tadashi était un homme de secrets. Alors qu'il n'a plus que Baymax comme dernier souvenir vivant de lui, va-t-il réussir à mettre la main sur l'homme au masque et comprendre ce que préparait son frère ?
Dès le premier contact avec cet album, son titre m'est apparu plus approprié que celui du dessin animé qu'il adapte au format papier. Il faut bien dire que Baymax est l'argument principal de cette intrigue et, pour ce que j'en sais, de l'oeuvre initiale : sa présence presque envahissante en bande-annonce en témoignait bien... tout comme les versions (j'ai hésité à écrire "poupées") gonflables exposées dans certains cinémas. Tout en rondeurs immaculées, traits inexpressifs et court sur pattes, on ne peut s'empêcher d'avoir un sourire en voyant Baymax. Lire ses répliques renforce le caractère comique et attachant du personnage, car c'en est de toute évidence un, et non un simple faire-valoir de héros humains.

Comme dans tout bon manga qui se respecte, les personnages principaux ont une déchirure. Orphelins de père, les frères Hamada ont tiré de leur traumatisme des motivations bien différentes pour leur génie : pour Tadashi, c'est le goût du don de soi - y compris jusqu'à l'ultime - alors que pour Hiro, c'est un désir confinant plus à l'ubris - ne désire-t-il pas devenir un inventeur de renom, à l'égal d'Edison et de Jobs ? Il s'agit en fait, pour la première partie de l'album, d'un personnage bicéphale : chez tout créateur s'affrontent sans nul doute les deux impulsions, la généreuse et l'ambitieuse. Sauf qu'ici, un deuxième traumatisme vient frapper Hiro : privé de la générosité de Tadashi, le voilà contraint à trouver en lui-même la ressource d'aller vers les autres. Et peut-être bien, à terme, de découvrir sa propre générosité ! Une leçon assez belle et qui valide l'intérêt que j'ai porté à ce petit album, dont il est du coup bien probable que je lise les suites...

Commentaires

lael a dit…
il suit fidèlement le film ? parce que j'ai un peu de mal à trouver un intéret à une adaptation lorsqu'elle est trop fidèle. par contre des suites inédites ça me plairait bien, b max est génial :)
Anudar Bruseis a dit…
N'ayant pas vu le film, je ne saurais pas me prononcer quand à la fidélité avec laquelle ce manga l'adapte. Bien désolé de ne pouvoir t'apporter une réponse...