Übel Blatt tome 17

Ces jours-ci sortait un nouveau tome dans la série Übel Blatt. Ayant suivi ce manga depuis un bon moment (cela remonte à 2009, soit donc avant une longue interruption), je ne pouvais pas manquer de me pencher dessus...
Résumé : 
Revenu sur les lieux de son ancienne école, Köinzell est reconnu par l'épéiste qui lui a tout appris comme Asheriit, le Blattmeister au nom souillé à la fin de la précédente guerre contre Wischtech. Cette rencontre inattendue plonge son ancien maître dans des abysses de perplexité : doit-elle éliminer un rebelle à l'Empire ou bien se réjouir d'avoir enfin retrouvé son meilleur élève ? A ses yeux, une seule solution : emmener Asheriit/Köinzell à Szaalion, la capitale impériale, où l'Empereur lui-même aura la possibilité de juger ses actes une fois qu'il aura pris connaissance de son rapport concernant les circonstances réelles de la fin de la guerre... Mais l'Empereur, que l'on disait diminué, a retrouvé toute sa détermination face à la rébellion de son fils, le Marquis Glenn qui s'est proclamé Roi : sera-t-il disponible pour juger le "rebelle tueur de Héros" alors que l'un de ces mêmes Héros fait vaciller son trône ?
Comme souvent avec Übel Blatt, il s'agit d'un volume surchargé en actions dantesques : invraisemblables combats d'épée, assauts de forteresses imprenables, machines volantes - alors que cet univers est d'inspiration médiévale - et canons magiques pouvant ravager des régions entières. En bref, on ne s'ennuie pas : on n'a pas le temps. On a aussi assez peu le temps de découvrir de nouveaux personnages alors que certains d'entre eux, qui avaient fait leur apparition dans l'épisode précédent, semblaient le mériter : avec l'arrivée au premier plan du personnage de l'Empereur, il faut dire que l'auteur avait besoin d'un peu plus de temps fictionnel pour faire disparaître l'image du souverain déprimé, peut-être impotent, qui s'était imposée depuis la tentative de coup d'Etat de Lebellond...

Le rythme reste par conséquent très soutenu et le volume se dévore en une vingtaine de minutes. Hélas, la multiplication des scènes d'action et des moments de silence favorise assez peu la progression de l'intrigue. Somme toute, la campagne qui est relatée dans ce tome ne manque pas d'intérêt, mais sans trop de dialogues elle ne garde qu'une saveur de pop-corn. On ne dira pas qu'Übel Blatt est en train de tourner en eau de boudin, pas du tout : un tome 18 un peu plus contemplatif devrait suffire à rétablir la situation. Par contre, on sent d'une façon nette que l'histoire s'achemine vers la fin d'un cycle - sinon vers sa fin, tout court. Est-ce le moment ? Peut-être bien...

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