Convention Nationale SF&F 2017 à Grenoble

Jusqu'à hier se tenait la Convention Nationale de SF et de Fantasy 2017 à Grenoble. Organisée par l'association Les Rev'Ailleurs basée à Voiron, vouée à la promotion des cultures populaires, c'était l'occasion pour moi de faire un come-back dans la capitale des Alpes que j'ai bien connue pendant sept années de ma vie (et de mes études)... et ce d'autant plus que le lieu de la Convention était l'un des bâtiments du campus universitaire de Saint Martin d'Hères, tout près de ceux où j'ai usé mes fonds de jeans !

Arrivé le jeudi 13/07 au matin à Grenoble, et après avoir pu déposer ma valise à l'hôtel, j'ai pu faire un rapide tour d'horizon. Les stands n'étaient alors pas tous installés mais j'ai pu toutefois croiser aussitôt une vieille amie en la personne de Nathalie Bagadey ! Fidèle au poste et arrivée avant moi - jusque dans la rédaction de son compte-rendu, d'ailleurs, si vous y allez vous trouverez un vrai morceau de moi dedans - elle et moi nous avons pu échanger autour du bon vieux temps (?), de la SF (un peu), de notre goût partagé pour la déconnade (beaucoup), et aussi de cinéma coréen puisque Nathalie, même si elle ne l'évoque pas volontiers, a eu jadis une première carrière artistique avant de se faire auteure ! Ce premier passage a aussi été l'occasion de croiser à nouveau Fred, alias monsieur Omerveilles, que j'avais déjà vu un jour aux Oniriques de Meyzieu... mais aussi d'une première rencontre, à savoir celle de Joseph Altairac, sans son antenne à la Mik Ezdanitoff. Rejoints par Hervé Thiellement, nous avons pu parler de Dune et de réseaux sociaux : c'était l'occasion pour moi de distribuer de premières cartes de visite pour Dune SF, le portail dunien francophone.

Après avoir fait le tour de l'exposition d'illustrations de SF, et après un repas mieux que passable, venait déjà le moment de la première après-midi avec ses animations et, bien sûr, ses conférences. J'ai assisté à la conférence Trolls, elfes et gobelins, petite leçon d'elficologie contemporaine par Noémie Budin : une exploration très fouillée de la variété du "petit peuple", depuis les contes jusqu'à ses représentations actuelles... Séchant les deux animations suivantes, j'ai pu m'entretenir avec Jean-Laurent Del Socorro puis plus tard Jérôme Vincent d'ActuSF, qui m'a fait rattraper par avance le contenu de sa présentation des Etats-Généraux de l'Imaginaire. Puis j'ai eu l'occasion de croiser la route - entre un tilleul et un gingko biloba - de Romain Lucazeau, déjà vu aux Intergalactiques de Lyon 2017, accompagné par François Rouiller, l'auteur de Métaquine - un roman qui figure désormais dans ma liste à lire. C'était déjà la fin de l'après-midi et, après avoir assisté à la fin de la partie du Champion de la SF présentée par Raymond Milési, le moment était venu pour moi de prendre le tram pour le centre ville où j'avais autre chose à faire...

Le matin du vendredi 14/07, après un solide petit déjeuner à l'hôtel où j'ai pu manger à la table Quarante-Deux (enfin, pas tout à fait...), fut consacré tout d'abord à la conférence de Dominique Vigot - Tolkien et ses créatures - puis à des conversations informelles dans les couloirs du bâtiment Stendhal avec différents membres de la Convention, à commencer par Marguerite alias Lael que l'on peut croiser ici même de temps en temps, et avec laquelle j'ai pris le repas du midi. L'après-midi fut le moment d'un franc et intense moment de rigolade avec le Match d'Immortalité : de ce qu'il s'est dit et passé, peu de choses sortiront sans doute... il suffira de dire que nul n'oubliera les deux moments où l'animatrice a dû fuir l'étreinte offerte par un démon, et que Dominique Vigot - incarnant Gandalf - a remporté le match devant Romain Lucazeau - incarnant son IA favorite et qui, pressé de dire si son personnage était "en faveur du libre arbitre" a réagi d'un "je ne suis pas programmé pour répondre à cette question", déclenchant l'hilarité de l'assistance et remportant la majorité au tour de vote. Plus tard, de retour dans les couloirs, j'ai pu croiser Hari Seldon et sa compagne, avec lesquels nous avons parlé de SF bien sûr, d'éducation et de cinéma, jusque pendant le repas que nous avons pris ensemble. Mémorable soirée s'ensuivit avec la diffusion de Sars War, très improbable et douteux film thaïlandais avec des zombies, un virus mortel, un serpent hybride et miauleur, des changements de visage, des dentitions malsaines et même du sexe, un mélange qui a de nouveau suscité maints éclats de rire.

Le samedi 15/07 était pour moi le jour du départ... Présent en matinée, j'ai assisté à une partie de la table-ronde lectures autour de Lovecraft, un auteur que je n'ai en réalité jamais lu. Eh oui ! Honte à moi, je sais, mais après avoir tenté de lire quelques pages de l'un de ses livres quand j'avais quinze ans, j'ai préféré ne pas m'y intéresser de plus près. J'ai découvert toutefois pendant cette séance publique un texte certes inquiétant et en même temps poétique. Puis ce fut l'heure du repas, encore pris en commun, et enfin le moment du départ pour moi. La Convention continuait, se terminant hier soir.

Que retenir de cette expérience ? Plus intimiste qu'un festival ou un salon, plus propice peut-être aux rencontres avec les professionnels du milieu - auteurs, éditeurs, critiques - la Convention tenait pour moi lieu de nouveauté. Un grand merci aux Rev'Ailleurs qui se sont impliqués sans compter leur fatigue, un grand bravo à tous les participants... J'ignore si je me joindrai à la Convention d'Amiens en 2018 mais je ne l'exclus pas, l'expérience ayant été plus qu'intéressante !

Commentaires

Hari a dit…
Chouette résumé ! J'ai exactement le même ressenti sur le côté intimiste de l'événement. Tu as loupé un beau "regards croisés" le samedi en fin de journée entre Romain Lucazeau et François Rouiller. Mais comme tu avais déjà croisé leur chemin les jours précédents… ;)
Anudar Bruseis a dit…
Eh oui, quand on ne vit pas sur place on ne peut pas tout voir et faire. Mais, c'était déjà intéressant !
lael a dit…
vi je passe parfois par ici :) contente d'avoir pu prendre le temps de parler avec toi enfin !
Miroirs SF a dit…
Merci de ce retour. J'en profite pour te questionner sur Dune SF, site pour lequel tu dis avoir distribué des cartes de visite. Je ne savais pas que tu en étais membre. J'ai beau "aimé la page" Facebook depuis quelques temps déjà, l'existence de ce site m'interpelle : avez-vous assez de matière pour faire vivre en permanence un forum sur Dune ? Pardon de ma franchise ^^, mais c'est la première chose que je me suis dite en découvrant l'existence de ce forum (au passage, j'aime beaucoup Dune ^^). Pourquoi ne pas se limiter à la création d'un sujet sur le forum de Planète-SF ? Pour ma part je suis de toute façon un mauvais client pour ces plateformes, par manque de temps (même si je rêverais d'y être plus présent).
Anudar Bruseis a dit…
@Lael : désolé, je n'ai pas répondu à ton message ! Content aussi d'avoir pu discuter un moment :)

@Miroirs SF : on va commencer par la fin... Pourquoi ne pas s'être limités à la création d'un post sur le forum du P-SF ? Déjà, parce que le forum "de Dune à Rakis" a été fondé en 2003 c'est-à-dire plusieurs années avant le P-SF ! Et je peux te garantir qu'avec pas moins de 32000 messages depuis quatorze ans on ne peut pas dire que l'on ait manqué de matière. Il est vrai, en revanche, que l'activité actuelle sur le forum est très ralentie. Plusieurs éléments expliquent ce phénomène, à commencer par une actualité dunienne assez maigre - au milieu des années 2000 il y avait encore l'effet de nouveauté de ces oeuvres estampillées duniennes co-signées par Brian Herbert, le fils de Frank, mais dix à quinze ans plus tard on peut dire que c'est terminé - ainsi que, sans doute, le fait que nous avons assez vite atteint un plateau dans la production de contenu. Les deux faits s'observent d'ailleurs chez d'autres communautés duniennes étrangères. On ne peut aussi pas écarter l'influence potentielle, chez nous, d'une animation défaillante à un moment crucial, celui du passage à la maturité de la communauté, mais on ne refait pas l'Histoire. Nous ne sommes toutefois pas désespérés : même si l'âge d'or des forums est derrière nous, la reprise de l'actualité - avec les diverses adaptations duniennes qui se préfigurent, au cinéma, peut-être en série TV, mais aussi en BD - serait bel et bien de nature à éveiller l'intérêt des fans. Et notre objectif, à présent, c'est d'être connus sur les réseaux sociaux afin de pouvoir faire venir des nouveaux quand ceux-ci découvriront qu'ils désirent parler à d'autres duniens :)
Miroirs SF a dit…
Merci pour le topo, c'est intéressant. Quinze ans d'existence, c'est même impressionnant. Je m'étais pour ma part contenté de lire les deux premiers tomes, que j'avais beaucoup aimés. Ce serait chouette qu'il y ait une nouvelle adaptation au cinéma.
Anudar Bruseis a dit…
Comme tu l'as compris, on l'attend nous-mêmes avec impatience :)