Dossier A tome 1 : Le continent perdu

Dossier A : une des premières séries manga suivies par ce blog, pour le meilleur ou pour le pire... Ceux qui me lisaient à cette époque doivent se souvenir de mes chroniques où j'exprimais souvent ma frustration à l'égard de cette oeuvre qui, d'un tome à l'autre, (r)éveillait mon intérêt avant de doucher mon enthousiasme ! J'en avais commencé les chroniques par celle du tome 3, tout en ayant au préalable présenté la série et son argument dans l'un de mes premiers articles de blog. Cinq ans après sa conclusion, il est temps je pense d'en revenir à Dossier A - en commençant par le commencement...
Résumé : 
Au Japon, de nos jours, Iriya est un antiquaire qui - dans une autre vie - a été un archéologue, discrédité dans une affaire de supercherie scientifique. Sa boutique reçoit un beau jour la visite de Rui - un élève de maternelle surdoué - dont le père cherche un exemplaire du livre de Churchward sur le continent disparu de Mu. Aucun de ces trois protagonistes ne sait qu'au même moment, à Vienne, les sept hommes et femmes les plus riches de la planète se sont rassemblés en grand secret autour du journal perdu de Paul Schliemann, le petit-fils d'Heinrich Schliemann qui a découvert la légendaire ville de Troie. Il y serait question d'indices permettant d'approcher le secret le mieux gardé de toute l'Histoire... Un secret que certaines personnes sont prêtes à protéger de toutes les façons possibles, y compris par le meurtre. Iriya est choisi par l'assemblée de cette étonnante réunion pour mener l'enquête - mais sera-t-il de taille alors qu'il s'agit de dévoiler rien de moins que l'Atlantide ?
Japon, Méditerranée, Europe centrale... Ce premier tome est celui où Iriya commence une quête qui le conduira jusqu'à l'identification de la première civilisation humaine, celle de l'Atlantide. Les indices, d'ores et déjà, s'annoncent rares et le plus souvent indirects. La quête sera donc liée à plusieurs lieux différents dont les premiers commencent à être évoqués, le Japon - même s'il se trouve a priori loin des zones d'influence atlantes que pourrait imaginer un lecteur occidental - étant le dépositaire inattendu de certains éléments utiles. La narration commence donc par la présentation des personnages principaux de l'histoire : Iriya - bien sûr - et ses amis et alliés les plus proches que sont Yuli, sa mère, mais aussi l'enfant Rui dont les énigmes contribuent à tordre la façon de penser non linéaire de l'antiquaire.

La quête s'annonce d'ores et déjà comme dangereuse : avant même le premier meurtre, le père de Yuli - qui est l'initiateur de la réunion des atlantomanes à Vienne - évoque la menace qui pèsera sur ceux qui partiront à la recherche de l'Atlantide réelle. Les riches mécènes d'Iriya se dissimulent donc derrière des masques tout droit venus de la mythologie grecque - alors que le principal antagoniste qui apparaît ici se dissimule quant à lui derrière une reproduction du fameux masque d'Agamemnon découvert par Schliemann à Mycènes. Mythes contre histoire mythifiée : c'est l'opposition de la série qui se joue déjà dans ce volume d'exposition très bien réussi qui m'avait, il y a huit ans, convaincu de m'intéresser à Dossier A. Force est de constater que, même quelques années plus tard et en connaissant la fin, il garde son pouvoir d'attraction...

Commentaires

Alias a dit…
Très très bonne série, j'avais adoré! Et même mon épouse, qui est archéologue de formation, n0avait pas trouvé grand-chose à y redire.
Anudar Bruseis a dit…
J'en garde un souvenir un peu mitigé, Iriya ne faisant pas volontiers le nécessaire travail de synthèse que tout chercheur doit entreprendre à un moment ou à un autre, sauf à la toute fin... Mais ça m'a quand même fait plaisir de relire ces premiers tomes que je n'avais pas chroniqués ici.