Capitaine Albator tome 2

J'ai déjà parlé ici de la série manga Capitaine Albator (Captain Harlock en VO). J'en ai poursuivi la lecture à travers ce deuxième tome.
Résumé :
Albator connait maintenant le nom de l'ennemi qui menace la Terre : ce sont les Sylvidres, des extraterrestres à l'apparence féminine, disposant d'une technologie avancée, qui se consument comme du papier lorsqu'elles sont détruites. Voilà que l'équipage de l'Arcadia détecte un signal inhabituel sur Terre, en plein Triangle des Bermudes. Sous l'eau, il y a une pyramide engloutie qui attire par aimantation le vaisseau d'Albator... Qu'y a-t-il à l'intérieur ? Albator va-t-il découvrir d'autres manifestations du passage des Sylvidres sur Terre ?

Le premier épisode introduisait les personnages principaux et posait le décor. L'Arcadia, le vaisseau-pirate, est en fait le siège d'une bonne partie de l'action et j'ai presque envie de parler de space-op' en vase clos. L'ambiance en serait presque pesante si les bouffonneries de l'équipage d'Albator ne venaient pas détendre l'atmosphère.

Dans cet épisode, assez peu de combats spatiaux dantesques (ou même pas dantesques). Albator et sa bande essaient de comprendre la nature de leur ennemi, les Sylvidres, ces créatures féminines qui se consument comme du papier. Déjà, dans le premier épisode, certains détails pointaient le fait qu'elles étaient sans doute venues sur Terre dans un passé reculé. Ici, plusieurs indices éparpillés sur Terre mais aussi sur Vénus montre qu'elles ont influencé les premières civilisations humaines... voire qu'elles en sont à l'origine. Voire peut-être même qu'elles sont à l'origine de la vie sur Terre, comme le laisse entendre Sylvidra, leur souveraine, lors de sa première apparition à visage découvert.

Le style de Leiji Matsumoto est réputé pour faire la part belle aux femmes longilignes et au visage triangulaire. Ce choix graphique rend très bien, pour les Sylvidres, cette impression d'étrangeté, ou plutôt d'inconnu familier. D'autres éléments, de scénario cette fois-ci, vont dans le même sens. Il est fait, à plusieurs moments, des allusions quant au "meilleur ami" d'Albator, "meilleur ami" qui est le concepteur de l'Arcadia, ce vaisseau qui, semble-t-il, peut se piloter tout seul voire dans certains cas éprouver des sentiments.

A travers la conjonction de tous ces éléments, la série parvient à ne pas être qu'un simple space-op' mais y gagne une véritable profondeur. Bravo !

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Commentaires

Endea a dit…
Je n'ai quasi jamais lu de manga, mais là j'avoue que cela me tente fortement ^^
chris a dit…
Matsumoto Leiji reste un des auteurs les plus originaux du Japon (et j'emploie le terme auteur plutôt que dessinateur...).

Son œuvre se dévoile sur Harlock, galaxy express 999, etc... dans un univers où l'homme a essaimé mais n'a pas forcément progressé. Il s'interroge sur ce qui fait l'humain. Il y a sans doute du moraliste en lieu, mais c'est une autre histoire...