Vagabond tome 1

Reçu dans le cadre d'une masse critique Babelio, voici ce que j'ai pensé de ce manga inspiré d'un roman d'Eiji Yoshikawa, Miyamoto Musashi.
Résumé :
Au lendemain d'une bataille, le jeune Matahachi est réveillé par son ami Takezo. Tous deux ont quitté leur village natal pour partir à l'aventure et ont été recrutés pour un conflit qui ne les concerne en rien, et pourtant, ils ont failli mourir au combat. Pourchassés par des soldats de l'armée adverse, ils se réfugient chez deux femmes, la mère et la fille, qui sont maltraitées par des brigands armés. Pourchassés par la violence, où qu'ils aillent, les deux amis vont découvrir qu'ils n'ont pas la même façon de s'imposer face à la cruauté... Matahachi, paisible mais craintif, et Takezo, taiseux mais déterminé, vont-ils trouver leur place dans le monde ?
Le personnage historique de Miyamoto Musashi a inspiré, au Japon comme en Occident, moult réinterprétations de sa légende. Légendaire combattant à l'épée, il n'est pas réputé que pour son talent mais aussi pour sa ruse voire même pour son culot. Je ne connais rien d'autre du personnage et je ne peux qu'imaginer qu'il s'agit, dans le cas présent, d'une illustration, d'une interprétation, voire d'une imagination, de la jeunesse du héros.

Il s'agit d'une histoire au rythme très (trop) lent. Dans un Japon féodal où les nobles se livrent des guerres privées, des bandits font régner la terreur dans le petit peuple. Quant aux autorités, si elles ne sont pas impuissantes, elles n'hésitent pas à en recourir à la terreur institutionnelle. Sale époque où l'on ne peut, en fin de compte, faire confiance à personne (vous avez dit : contemporain ?). Dans ce remugle de sentiments humains amoureux, haineux, amicaux, trahis, Takezo (qui est peut-être le jeune Miyamoto Musashi) évolue sans montrer la moindre émotion ou presque. Un personnage que je trouve très inquiétant et pas du tout attachant alors qu'il est sans nul doute le héros, ou l'anti-héros, de cette histoire. Face à lui, son ami Matahachi apparaît comme un faire-valoir, complexé par le talent à survivre de Takezo ainsi que par sa force brute.

Avec un dessin très soigné, l'auteur conduit une succession d'intrigues sans grande envergure, sans trop de liens entre elles, sinon les deux personnages principaux, qui ne sont tout compte fait que deux gamins perdus dans un univers un peu trop dégueulasse pour eux. Sans nul doute est-ce là un tombe d'exposition pour une série de fiction historique d'ampleur, mais je n'ai pas du tout accroché, Takezo et Matahachi formant un héros bicéphale trop dichotomique pour que l'on comprenne bien ce qui les fait agir ensemble...
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Commentaires

Spocky a dit…
Ca fait un moment que je veux lire le livre de Eiji Yoshikawa, La pierre et le sabre, mais je n'ai pas encore pris le temps. Je trouvais intéressant qu'il existe un manga inspiré de se roman, mais ce que tu en dis, ne donne pas vraiment envie de le lire. Je resterai sur le roman, en espérant qu'il n'ait pas les même défauts.
Anudar a dit…
D'après Les Murmures du blog d'A.C. de Haenne, l'ensemble de la série est très bien. Je pense que je feuilletterai le deuxième tome en librairie afin d'en juger.